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Les différentes formes de la violence conjugale

Violence verbale

Souvent un homme violent va élever la voix pour intimider sa compagne ou la menacer. Aussi, d’autres vont choisir de baisser le ton pour montrer leur contrariété. Elle peut être composée de sarcasmes, d’insultes, de hurlements, des propos dégradants et humiliants, du chantage, des menaces ou des ordres intimés brutalement.

L’objectif : CRÉER UN CLIMAT DE TENSION AFIN DE MAINTENIR LA FEMME DANS UN ÉTAT DE PEUR ET D’INSÉCURITÉ AFIN QU’ELLE OBÉISSE, ET TOUT ÇA, SANS AVOIR UTILISÉ LA VIOLENCE PHYSIQUE.

Violence psychologique

La violence psychologique est une série d’attitudes et de propos méprisants et humiliants qui ont pour but de dénigrer les capacités intellectuelles ou personnelles tel que l’apparence, l’image de la victime. Elle peut aussi prendre la forme d’un isolement imposé par l’homme qui, souvent motivé par la jalousie, interdit à sa conjointe de fréquenter telle ou telle personne, et/ou limite ses déplacements à l’extérieur de la maison. Il veut lui renvoyer une image d’incompétence et de nullité. Elle porte atteinte à l’estime de soi et la confiance en soi, ce qui permet au doute de s’installer dans l’esprit de la victime quant à la responsabilité de son conjoint face à la situation. Plus la femme est isolée socialement, plus elle devient vulnérable aux autres formes de violence. Dans certains cas, l’agresseur peut se servir de ses croyances d’ordre spirituel pour justifier sa domination et son pouvoir. Cette forme de violence est très subtile et est donc parfois plus difficile à reconnaître. Exemple : « Regarde de quoi t’as l’air, personne ne voudra de toi. »

Violence physique

Quand sa femme manifeste encore trop d’indépendance à son goût, il passe donc aux coups, à la brutalité ou à la contrainte physique afin de contrôler tous les comportements de celle-ci et affirmer sa domination. Elle se manifeste par des coups des blessures de toutes sortes.

Exemple : L’attacher, la secouer, lui cracher dessus, la gifler, l’écraser contre le mur, la séquestrer, les coups, les brûlures,…

Violence sexuelle

C’est peut-être celle qui est la plus difficile à identifier et à nommer. C’est la violence qui a été tue le plus longtemps, car avant 1983, le viol entre conjoints n’existait pas aux termes de la Loi. L’homme force sa conjointe à avoir des rapports sexuels avec lui ou avec d’autres personnes. Cette violence sexuelle peut revêtir un aspect psychologique car l’homme peut intimider ou humilier sa conjointe en la comparant à d’autres femmes, à des femmes de magazines ou de contenus pornographiques. Certaines femmes consentent à des relations sexuelles dans l’espoir de maintenir la paix et d’éviter la violence.

Violence économique

Le conjoint peut interdire à sa femme de travailler, ou au contraire, l’obliger à travailler plus que ce qu’elle ne peut le supporter, ou contrôler le type de travail qu’elle fera. Ses activités sont contrôlées et surveillées de sorte qu’elle ne peut décider quoi que ce soit en cette matière. Il peut la laisser dans l’ignorance du revenu familial et ainsi contrôler ce qu’il lui accordera ou non, car la dépendance financière constitue un handicap à l’autonomie de la femme. En effet, cela laisse la femme dans la peur de se retrouver sans rien si elle le quitte.

Source: « La violence conjugale…c’est quoi au juste? » par le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale.

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